[Organisation] Alimentation et confinement

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En cette période de confinement, je reçois de plus en plus de questions autour de l’alimentation, des réflexions traduisant parfois des angoisses. Les courses sont devenues source d’inquiétude, la crainte de manquer refait surface… Je vais vous l’avouer franchement, ça a été rapidement au sommet de mes préoccupations, au fur et à mesure que le confinement devenait de plus en plus restrictif. Je suis heureusement plus sereine depuis que les circuits courts auxquels j’appartiens se maintiennent (il faut dire qu’on se mobilise pour)… mais ça me rend dingue de voir que les gens font la queue à partir de 8h30 devant le petit supermarché de mon quartier… qui ouvre à 10h en ce moment. Il est plus que jamais nécessaire de se passer du supermarché. Réflexion où chacun peut piocher ce qu’il veut…

cuisine alimentation confinement

Ciel, comment vais-je faire mes courses ?

Confinement, autorisation nécessaires pour les courses de première nécessité, queues interminables devant les commerces (les supermarchés essentiellement), drive saturés, plus de stocks, marchés fermés à leur tour. Pour couronner le tout, on se retrouve avec conjoints et enfants, pour 3 repas par jours, à 2, 4, 6 ou plus : c’est pas la même histoire que lorsque tout le monde déjeune à l’extérieur en semaine. Les réserves déclinent plus rapidement.

  • Je fais le point sur le contenu de mon frigo, mon congélateur et mon placard. Combien de temps puis-je tenir, avec quelles recettes ?
  • J’écris mes menus pour les 3-4 jours à venir, en essayant d’utiliser le plus possible les ingrédients disponibles. Vive la cuisine du placard ! J’en profite pour nettoyer mon frigo, lorsqu’il sera quasi vide.
  • J’appelle les commerçants de bouche de mon quartier et les maraîchers ou primeurs de mon marché, pour vérifier quelles sont les conditions pour faire mes courses : commande à emporter, livraison, vente classique avec respect des gestes barrières [si vous habitez à Versailles, lisez cet article que j’ai rédigé pour zOOm Versailles].
  • Je me renseigne sur les circuits-courts auxquels je ne me suis jamais vraiment intéressé jusque là si je n’en faisais pas partie (très variable selon les villes ou les régions, difficile de vous donner un conseil précis). Certains ont perdu des débouchés (restauration, restauration collective) et seront heureux d’élargir leur clientèle. Le bouche à oreille est mon meilleur atout.
  • Je ne sors pas au moindre besoin. Je fais des listes avec une colonne par source d’approvisionnement, et je groupe mes courses. Je me fais livrer si c’est possible, et sinon, je sors, de manière raisonnée. La liste évite aussi d’oublier un ingrédient, ce qui est plus dommageable en ce moment.
  • Je prends des quantités pour la semaine. Pas pour deux jours, pas pour le mois (faut en laisser pour les autres). Pour la semaine on a dit, éventuellement deux pour certaines denrées, vendues en plus grande quantité. C’est bien. Ça évite de créer la pénurie et trop mettre en tension les filières d’approvisionnement, ou de mettre en difficultés les personnes âgées, soignants, etc. On évite aussi la surconsommation qui mène au gaspillage. Ou de se retrouver avec 20 boîtes de thon et 10kg de pâtes à devoir manger après le confinement.
Mince, il me manque un ingrédient !
  • Je n’ai presque plus de viande : c’est l’occasion de réfléchir à son rapport à la consommation de viande, de devenir flexitarien, d’instaurer des repas végétariens, faisant la place aux légumineuses : chili sin carne, couscous de légumes, salade de riz et de lentilles, etc. C’est délicieux !
  • Je cuisine anti-gaspi et je substitue. Les fânes de radis, le cœur du brocoli, j’apprends à les cuisiner afin de maximiser l’utilisation de chaque produit. J’arrive parfois à ajouter un repas grâce aux recettes anti-gaspi.
  • Je vais progresser en cuisine en cherchant des variantes… faut voir le positif, non ? Au moins, je surfe utile sur les réseaux sociaux, plutôt que de rafraîchir les pages des journaux aux infos angoissantes.
  • Plus de pâtes en rayon : je (re)découvre différents types de riz, le quinoa, l’épeautre, l’orge mondé, le sarrasin, l’avoine et que sais-je… Vive la variété !
Je ne m’en sors plus, je passe ma vie à cuisiner
  • Je privilégie les recettes d’assemblage plutôt que la cuisine compliquée : on peut très bien manger en ajoutant autour d’une portion de céréales cuites un peu de légumes (frais, surgelés ou en boite), quelques légumineuses (pois chiche en boite) ou un œuf (cuit comme vous l’aimez), des assaisonnements ou petits plus (graines, etc). Quelques oignons revenus à la poêle subliment le moindre plat. Soupe et tartines, ça fait un repas !
  • Je cuisine en plus grande quantité et je congèle ou garde au frigo pour ne pas cuisiner à tous les repas. Oui, je vous avais promis un article sur le batchcooking à ma façon, bientôt 😉
  • Je me fais livrer de temps en temps un plat, si c’est encore possible, ce qui permet de soutenir certains de mes commerces.
  • Je reprends des recettes de base customisables : la quiche, la soupe, le gâteau au yaourt.
+10kg à la fin du confinement, je suis foutu(e)
  • Vu les difficultés à s’approvisionner, je risque moins d’acheter tout un tas de cochonneries, non ?
  • Je garde une routine journalière, un rythme, car dans l’ennui, je risque plus facilement de grignoter. Je conserve le nombre de repas que je faisais auparavant (sauf si en y réfléchissant ça ne me convient plus), en adaptant éventuellement le rythme et les quantités à ma dépense physique, en écoutant mon appétit.
  • J’apprends à me composer une assiette équilibrée : des céréales, des légumineuses ou viande / poisson / œuf, des légumes. Du cru, du cuit. Ou même plus simple : je mets de la couleur dans mon assiette (pâtes au beurre, c’est triste, non ?). La variété aide à équilibrer. L’équilibre ne se fait pas sur le repas, mais sur quelques jours, la semaine, alors on ne stresse pas.
  • Je fais des gâteaux avec les enfants tous les jours ?… d’abord, je choisis des recettes moins sucrées, ou je diminue spontanément la quantité de sucre. Est-ce que nous avons vraiment besoin de gâteaux tous les jours ? OK ça les occupe de nous aider à préparer, mais je me mets juste plus la pression, y compris pour les courses. Fruit, pain beurre ou chocolat, c’est bien aussi. Et puis ils peuvent aider à préparer le plat principal, à la place du goûter.
  • Moins de contraintes de transports, plus de contraintes à la maison entre télétravail et les enfants. Je suis peut-être gagnant, peut-être pas. Malgré tout, ne serait-ce pas l’occasion de me (re)lancer dans une routine sportive à la maison : 15 minutes par jour, ou plus long 2-3 fois par semaine ? Le tour de mon pâté de maisons ? Des vidéos pour faire du sport à la maison ? Et si finalement j’avais plus de temps pour le faire qu’avant, malgré les apparences ? Ou j’utilise simplement une appli pour compter mes pas (et me motiver à en faire plus, même dans un petit espace) ?
  • Je pense aux périodes de ma vie un peu particulières où j’ai été forcé(e) de faire une pause (blessure, grossesse où j’ai pris un peu trop, période stressante où je mangeais n’importe quoi). J’ai pourtant réussi à passer le cap, non ?
  • Et en fait… je mange mieux qu’au boulot, non ? Des horaires stables ? Des produits de meilleure qualité, plus variés (puisque je ne trouve plus de pâtes) ? Je ne suis plus obligé(e) de m’imposer le mauvais casse-croûte, le resto avec les clients, le resto d’entreprise.
  • Et tout simplement, on n’est pas en train de psychoter là ? Vais-je vraiment grossir ? Et puis ça ne va pas durer éternellement.

Pour prolonger un peu la réflexion autour du confinement et du poids, je vous conseille le podcast BCBT d’Ariane Grumbach (« Belle comme Chacune Belle comme Toutes »), en particulier l’épisode 39 dédié à ce sujet.

Vous souhaitez que je développe un sujet autour de l’alimentation et du confinement ? Indiquez-le en commentaire !

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