[Zéro déchet] Habitude #3: Avoir le réflexe antigaspi!

A quoi cela sert-il d’être au carré sur les courses en vrac sans emballage, si à côté on jette des kilos de denrées? Il paraît que les français jettent 6.5 millions de tonnes par an de denrées dont 1.2 seraient encore consommables. Ce chiffre ne comprend pas ce qui est gaspillé par les circuits de distribution et la restauration (on arriverait à 10 millions de tonnes en tout). Faisons aussi notre part! Voici quelques astuces…

Un liste d’astuces antigaspi
  1. Faire des menus, que l’on ré-adapte au retour du marché (car on a beau faire une liste, on achète rarement pile poil ce qu’on avait prévu).
  2. On essaie si possible de faire ses courses de frais un jour ou la veille d’un jour où on a le temps de cuisiner. De mon côté, c’est la raison pour laquelle je préfère aller au marché de ma ville ou à la cueillette le samedi plutôt que le dimanche. Ca me laisse plus de flexibilité pour cuisiner quand j’en ai envie le week-end, plutôt que d’être forcée de tout faire le dimanche soir.
  3. On stocke proprement, dès le retour des courses: bocaux en verre (histoire d’éviter les visiteurs indésirables), sac à salades et autres. Et on met à portée de vue les denrées les plus fragiles. On congèle les viandes qui ne seront pas consommées dans les jours qui suivent.
  4. Prévoir un ou deux repas par semaine « de restes ». Chez nous le jeudi (souvent) et le dimanche (toujours, ça nous simplifie la vie, et nous permet d’adapter notre repas, notamment s’il y a eu un déjeuner copieux le midi!).
  5. A la fin du repas, on met les restes dans des boîtes, et on se pose la question: vais-je le consommer dans les 2-3 jours maxi quitte à le ré-accommoder différemment (par exemple dans une lunchbox que j’emmène au bureau)? Sinon, direct au congélateur.
  6. On congèle en petites portions. Sinon, on risque simplement de repousser le gaspillage.
  7. Il n’est pas bon de réchauffer plusieurs fois un reste. Alors on portionne et on réchauffe dans un plat à part juste ce qu’on pense manger.
  8. Penser aux recettes antigaspi. J’en mets de temps en temps sur mon blog. Sinon, je vous conseille le blog La Petite Cuisine Antigaspi de Nat’. Ayez aussi dans votre escarcelles 2-3 recettes qui permettent de recycler différemment un reste (histoire de ne pas se lasser). Un reste de poêlée de légumes? Hop, on en fait une quiche. Des fruits qui deviennent blets? Un clafoutis.
  9. Dans le frigo, on stocke autant que possible dans des contenants transparents, pour se rappeler ce que l’on a en stock. On jette un œil tous les 2-3 jours et on fait tourner les denrées afin que les plus fragiles soient stockées en avant (histoire de les voir quand on ouvre le frigo).
  10. A une fréquence moindre, on fait pareil dans son placard de denrées sèches. On essaie de tout garder à peu près en vue (à défaut on jette un œil sur ce qui est stocké au fond de temps en temps), on étiquette ce qui ne l’est pas. On fait une liste des denrées conservées à la cave (ça évite de descendre pour rien!).
  11. On apprend aux enfants à se servir « en pensant à leur appétit ». C’est ce que je leur dis à chaque fois, en leur proposant de se resservir plusieurs fois plutôt qu’une grosse plâtrée qui va partir en partie à la poubelle. Et en général, ça marche.
  12. Se prévoir des périodes vide-placard: on ne fait pas de courses, on cuisine avec ce qu’on a pendant une grosse semaine (voire plus). Pratique au retour des vacances.
  13. Se fier à son bon sens, et bien faire la différence entre la DLC (Date Limite de Consommation) et la DDM (Date de Durabilité Minimale). On ne s’amuse pas à consommer une viande fraîche dont la DLC serait dépassée, en revanche, un yaourt peut être consommé un mois après. Des conserves et des produits relativement inertes (pâtes sèches, riz…), peuvent être conservés des années. Le seul risque en dépassant les dates, est de consommer un produit dont les propriétés organoleptiques (goût, couleur…) serait altéré.
  14. Acheter en vrac la quantité nécessaire, éviter les lots dont le prix serait a priori alléchant. Si c’est pour en jeter une partie à la poubelle, vous allez à terme perdre de l’argent.
  15. Apprendre à faire des conserves lacto-fermentées, des confitures, etc. Un autre bon moyen d’éviter de perdre des produits.
L’anti-gaspi comme levier du Zéro Déchet!

Et attention, anti-gaspi ne veut pas dire se forcer à finir au-delà de son appétit, parce que « tu comprends, mon arrière grand-mère, elle a connu la guerre, on avait pas assez à manger, et y a des enfants qui n’ont pas de quoi se nourrir dans le monde ». Blablabla. Votre corps n’est pas une poubelle. Ce n’est pas finir votre assiette à vous en rendre malade pour pas jeter 3 haricots qui va remplir celle de l’enfant qui vit dans un pays moins favoriser. En revanche, en réfléchissant en amont à ne pas gaspiller, vous épuiserez moins les ressources de notre chère planète, et là, peut-être qu’il y aura à manger pour tout le monde.

Bref, on y pense, l’anti-gaspi est un puissant levier du Zéro Déchet!

2
2 Commentaires
  • grenouille
    septembre 25, 2017

    J’aime beaucoup le concept de ce blog, son titre, et ce genre d’article.

    Eviter le gaspillage alimentaire est un vrai challenge dans notre société d’abondance où les magasins regorgent de tentations – et de produits rigolos, exotiques, jamais vus que l’on meurt d’envie d’essayer et dont on ne saura plus quoi faire passé le premier test culinaire… Je me suis fait avoir des dizaines de fois, (et me ferai avoir encore) malgré mes envies de sobriété !

    Il faut pas mal d’expérience culinaire et aussi de connaissance de soi-même pour éviter trop de n’importe quoi. Même si on adore le recyclage.
    Effectivement les recettes « recyclage » sont une bonne habitude (tartes salées, pizzas, chaussons, salades composées, gratins, croquettes, divisions en petit morceaux pour faire « apéro » etc…)
    Apprendre à cuisiner « avec ce qu’il y a dans le frigo », sans forcément suivre une recette, est également une bonne technique. Avec la mode du « sans », il y a plein d’idées d’équivalences (pour remplacer les oeufs, le lait, le beurre etc) qui évite de sortir acheter le produit manquant, c’est très bien aussi.
    Pour ma part c’est plutôt en ne faisant les courses qu’une seule fois par semaine que j’arrive à mieux me limiter : après les courses il y a des recettes « qui en jettent », parfaitement calibrées, et la fin de semaine est plus imaginative, on termine sagement ce qu’il y a.
    Eviter de trop stocker et faire de grands ménages réguliers ds les placards est une bonne ligne de conduite également.

    • Erika
      octobre 15, 2017

      Merci beaucoup pour votre partage très complet. Je dois ajouter aussi que depuis que je suis dans une AMAP, et que par conséquent, je ne choisis pas les légumes que je reçois, je suis devenue plus créative pour adapter les recettes. Et ce soir, par exemple, dîner de restes!

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *