[Appro] Les circuits courts s’invitent en ville (et ce n’est pas nouveau)!

Ayant vécu plus de 8 ans dans un pays où quasi tous les produits alimentaires sont importés, soit de l’hémisphère nord soit sud (vu que j’étais quasi à l’Equateur), je pouvais manger des courgettes et des tomates toute l’année. Sauf que franchement, elles n’avaient pas de goût. Et je ne préfère même pas imaginer les traitements reçus pour tenir les centaines voire milliers de kilomètres de transport. Il fallait surtout éviter les produits chinois (qu’on me disait) – le reste « ça va », mais bon, ça peut venir de Malaisie, d’Australie, voire des USA. Côté consommation responsable, on a fait mieux. Vous l’aurez peut-être deviné, j’ai vécu quelques années à Singapour.

Au retour, dans une grande ville, mon premier réflexe, comme une grande bouffée d’air a été de trouver mes circuits d’approvisionnement en circuit court. Une priorité. Installée en septembre 2014 en France, je me suis inscrite dans la foulée à La Ruche qui dit Oui la plus proche de chez moi, qui en plus avait l’avantage de proposer du bio. Comment ça marche? On commande sur la plate-forme dans la Ruche qui dit Oui la plus proche de chez soi des produits tels que fruits&légumes, laitages, viandes & poissons, pain, miel, et autres épiceries fines – produits proposés en direct par des producteurs localisés à moins de 250km de la Ruche. Les produits sont ensuite livrés sur le lieu de distribution à date et heure fixe (par exemple tous les 15 jours), afin de les retirer. Je vous invite à lire ici cet article du Monde, qui présente le concept. Il existe d’autres propositions, telles que les AMAP, qui à la différence des Ruches, fonctionnent sur le principe d’un abonnement fixe à un panier.

Je suis aussi devenue une grande adepte de la cueillette – sujet qui méritera un billet à part – en terme de circuit court et de fraîcheur, on en fait pas mieux! Je vous en reparlerai plus longuement au printemps, la plupart des cueillettes de l’Hexagone étant en sommeil en cette saison.

Cueillette

On trouve aussi des pépites sur les marchés, mais attention, dans les grandes villes ou les coins les plus touristiques, gare aux primeurs aux étals uniformisés. Préférez le petit maraîcher local, à l’étal souvent moins attrayant, car il proposera une variété moindre, des produits moins calibrés. Ce sont les meilleurs. Je profite souvent des vacances ou week-end en province pour faire le plein le dernier jour de produits pour la semaine suivante.

J’ai aussi découvert que l’on pouvait parrainer des ruches (les « vraies » cette fois, qui produisent du miel). Via le site Parrains d’Abeilles, nous soutenons la production d’une ruche en payant en avance une petite production, livrée à l’automne. D’autres apiculteurs proposent cette formule: miel de qualité garanti, à des prix tout doux. Qu’on se le dise, le miel de supermarché est une horreur sans nom, un assemblage, et dans certains cas on y retrouve même du miel chinois, à peine moins cher que du miel acheté en circuit court.Volailler

Demandez à vos amis, voisins, collègues, vous tomberez sur plein d’autres initiatives. Comme ce volailler bio de La Ferme des 2L qui livre lui-même, régulièrement en Aquitaine, Charente et région parisienne. Ou encore cette particulière qui organise des commandes groupées de Beaufort.

« Oui, mais concrètement, tu passes ta vie à faire tes courses? » NON! En moyenne tous les 15 jours, Ruche qui dit Oui OU cueillette, mais grâce au congélateur et conserves maison, cela suffit, et nous insérons les autres achats au fil de l’eau (en complétant avec un Drive en Hypermarché pour les produits alimentaires de base toutes les 3 semaines). J’y reviendrai en détail.

Bref, soyez à l’écoute, soyez curieux. Vérifiez la provenance des produits, le type de maraîchage (bio, raisonné). Réfléchissez à l’impact de vos achats que ce soit en terme d’impact environnemental ou sociétal. A qui vous soutenez avec votre porte-monnaie. Testez les circuits courts, on y devient addict, je vous le dit!

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2 Commentaires
  • Emma
    janvier 14, 2016

    Tout d’abord bonjour !

    Je suis curieuse et intéressée par adopter ce mode de vie, même si je ne suis pas mère de famille et que je n’ai pas de voiture à Versailles pour hélas aller cueillir mes fruits et légumes à la ferme !
    Petite question : est-ce économique ou pas plus coûteux de consommer ainsi ? Une course en drive toutes les deux à trois semaines pour les produits non frais et la ruche qui dit oui ?

    D’avance merci pour la réponse et bravo pour cette initiative de blog !

    • Erika
      janvier 14, 2016

      Bonjour Emma,

      Merci pour vos encouragements!
      Pas besoin d’être mère de famille pour adopter ce mode de vie:-)

      La question économique dépend de vos habitudes de consommation, et il faut évidemment comparer ce qui est comparable.La Ruche de Versailles a pris le parti du bio. Je fais parfois un appoint au stand bio du marché notamment pendant les vacances (pas de Ruche). Les prix de la Ruche sont légèrement inférieurs au prix du marché pour les fruits & légumes (je constate 10 ou 20 centimes de moins au kilo). Certains produits très saisonniers sont très peu chers: les noix en ce moment, les cerises en juin. Le miel est de très bon rapport qualité-prix ainsi que les truites. J’évite les produits les plus transformés, car quelque soit le mode de distribution c’est assez cher (soupes bio, etc). Je trouve la viande un peu chère en Ruche (pour mon budget familial), et comme nous en mangeons peu, j’en prends de temps en temps pour le plat du dimanche et complète avec des volailles direct producteur ou du « Label Rouge ». Evidemment, cela dépend des Ruches. J’en profite pour partager ce billet http://www.versaillesinmypocket.com/2015/12/agriculture-bio-et-durable-versailles-amap-ruchequiditoui.html.

      Au drive, en alimentaire, je fais le plein de lait & produits laitiers, riz, pâtes, farine, lentilles, tomates en conserve, flocons d’avoine, chocolat en poudre pour les enfants, etc. Les produits laitiers se conservent longtemps.
      Les circuits courts ce n’est pas qu’une démarche économique (il faut évidemment s’y retrouver), c’est aussi un soutien aux producteurs.

      Il est prévu (quand j’aurai le temps), que j’établisse une liste de courses « type » cochables pour le blog 🙂

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